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Endométriose

Article rédigé par Céline Hovette
> Une chronique Santé & Bien-être à retrouver mensuellement dans notre rubrique Conseils bien-être


Céline Hovette naturopathe

A propos de l’auteure : Passionnée par toutes les techniques de bien-être naturelles, Céline défend ardemment un bon usage de l’aromathérapie en respectant les principes de précaution pour que ces trésors de la nature puissent être encore utilisés librement pendant longtemps. Praticienne naturopathe et consultante en nutrition, Céline s’est spécialisée dans les problématiques hormonales et l’accompagnement des femmes pour leur permettre de retrouver équilibre et bien-être par des moyens naturels.


Qu’est ce l’endométriose ?

L’endométriose est une pathologie gynécologique complexe qui se caractérise par la migration et la croissance de tissus ressemblant à de l’endomètre en dehors de la cavité utérine. Ces tissus sont la plupart du temps localisés à proximité de l’utérus, principalement sur les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie, les intestins, ou encore les reins. Ils peuvent également migrer beaucoup loin dans l’organisme, sur les poumons, ou le foie. Chaque mois, au moment des règles, ces tissus vont répondre aux variations hormonales et se mettre à saigner. Ce sang, qui ne peut s’écouler normalement en dehors de la cavité utérine, va alors coaguler et favoriser des adhérences entre les organes. Cela va donner lieu à d’intenses douleurs chroniques, et créer de l’inflammation.

L’endométriose se caractérise principalement par des règles douloureuses (au point d’empêcher une vie sociale normale, ou encore de provoquer des évanouissements), des règles abondantes (voire hyper abondantes), de la fatigue chronique, de la dépression, une infertilité et des douleurs au moment des rapports sexuels, ou encore lors de la défécation.

Si la maladie est connue depuis très longtemps, on ne connaît pas encore les causes exactes de l’endométriose. Plusieurs pistes sont avancées, parmi lesquelles :

  • La théorie du flux rétrograde : avancée par le Dr John Sampson, gynécologue américain au début du 20éme siècle, cette théorie est aujourd’hui de plus en plus controversée. Elle avance notamment que la migration des tissus serait expliquée par un reflux des règles vers les trompes. Or 90% des femmes auraient un reflux lors des menstruations.
  • La piste génétique : il n’est pas rare de retrouver plusieurs cas dans une même famille. Or, plus la recherche avance dans ce domaine et plus on s’aperçoit que l’épigénétique (c’est-à-dire l’ensemble des facteurs qui vont influencer l’expression de certains gènes) est déterminante. Ainsi, au-delà des gènes, c’est surtout l’hygiène de vie (alimentation, stress, activité physique, perturbateurs endocriniens, etc.) qui influenceraient leur expression ou non.
  • La piste environnementale : la grossesse est une fenêtre de vulnérabilité importante pour le fœtus en cours de développement. L’exposition in utero à certaines substances comme les perturbateurs endocriniens pourrait être un facteur de risque de développer de l’endométriose à l’âge adulte.
  • La piste immunitaire et lymphatique : l’endométriose est la seule pathologie bénigne capable de se métastaser. En cela elle pourrait être le signe d’une déficience du système immunitaire, utilisant alors la lymphe pour proliférer.

L’endométriose affecte les femmes de 10 à 50 ans, et environ 1 femme sur 10 serait touchée. Elle est encore, malheureusement, mal diagnostiquée en France. Le délai moyen pour obtenir un diagnostic fiable est de 5 ans. C’est très long et il faut bien se rendre compte de la souffrance psychologique vécue par les femmes qui en sont atteintes pendant ces longues années.
Au-delà des symptômes physiques qu’elle engendre, la maladie a des répercussions sur l’épanouissement féminin, mais aussi sur la qualité de la relation de couple ou encore la vie professionnelle.

Soulager l’endométriose par des moyens naturels

Les techniques naturelles de bien-être ont toute leur place, en complément d’un suivi médical rigoureux, pour aider les femmes à mieux supporter les désagréments causés par l’endométriose.

L’alimentation

L’idée est de privilégier une alimentation anti-inflammatoire et hypotoxique. En pratique :

  • Augmenter sa consommation de fruits et légumes à 500 g par jour.
  • Consommer des poissons et des crustacés à 2 à 3 fois par semaine, en alternant 1 poisson gras (type saumon) et 1 poisson maigre (type cabillaud).
  • Choisir des céréales, des produits céréaliers à index glycémique bas ; c’est-à-dire remplacer toutes les versions blanches (farines, pâtes, pain …) par leurs versions complètes ou semi- complètes.
  • Réduire au maximum la part des produits transformés souvent riches en sucres, additifs et conservateurs, ainsi que les les produits laitiers et les produits sucrés.
  • Privilégier les viandes blanches.

En respectant ce régime alimentaire anti-inflammatoire, vous pouvez influencer l’activité inflammatoire de votre corps, et réduire fortement les douleurs et l’intensité des crampes.

La phytothérapie

Plusieurs plantes sont intéressantes. Voici quelques propositions :

1/Réduire les règles hémorragiques :

L’achilée millefeuille (Achillea millefolium)
C’est une plante très intéressante en cas d’endométriose car elle est « progesterone-like », c’est-à-dire qu’elle agit comme de la progestérone. Elle est donc utile en cas de troubles hormonaux liés aux excès d’œstrogènes comme c’est le cas ici. Elle va permettre de réguler le ratio œstrogènes / progestérone.

Contre-indications :
Son utilisation est déconseillée en cas de grossesse, d’absence de règles, de troubles de l’ovulation ou de constipation.
• En extrait de plante fraîche : 25 à 30 gouttes dans un verre d’eau, 3 fois/jour.

La bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris)
De par ses propriétés hémostatiques, cette une plante agit sur les règles trop abondantes. Elle est également tonique et astringente et réputée pour augmenter le tonus du muscle utérin.
En extrait de plante fraîche : 25 à 30 gouttes dans un verre d’eau, 3 fois/jour.
Contre-indications :
La bourse-à-pasteur pouvant être abortive, elle est fortement déconseillée durant la grossesse.

2/Intégrer une plante qui va favoriser le travail du foie et la détoxification hormonale :

Le pissenlit (taraxacum dens leonis)
Le pissenlit aide le foie à faire son travail de détoxification hormonale.
En extrait hydro-alcoolique (teinture mère) : 25 à 30 gouttes dans un verre d’eau, 3 fois/jour.

Le chardon–marie (silybum marianum)
La Chardon-Marie est utile pour renforcer le travail du foie.
En extrait hydro-alcoolique (teinture mère) : 25 à 30 gouttes dans un verre d’eau, 3 fois/jour.

L’aromathérapie

L’aromathérapie, par sa concentration en principes actifs, peut s’avérer d’une aide précieuse pour soulager les douleurs. Avant toute utilisation, il est très important de vérifier que vous n’avez pas de contre-indications quant à son utilisation (l’usage des huiles essentielles est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes, ou présentant des allergies).

Les principaux objectifs seront de soulager la douleur, et réduire les crampes pelviennes. Pour cela on se dirigera vers des huiles essentielles à action antalgique, antispasmodique, et calmante comme la menthe poivrée (mentha x piperita), l’estragon (artemisia dracunculus) ou le basilic tropical ou exotique (ocimum basilicum ssp basilicum) et la camomille romaine (chamaemelum nobile).

Exemple de synergie :
Dans un flacon en verre teinté de 30 ml, mélanger :

  • 5 ml d’huile essentielle de menthe poivrée
  • 3 ml d’huile essentielle de camomille noble
  • 8 ml d’huile essentielle de basilic exotique

Compléter avec une huile végétale de support de votre choix comme l’huile végétale de noyaux d’abricots par exemple. Appliquer plusieurs fois par jour sur la zone du bas ventre, en pratiquant un léger massage. L’utilisation d’une bouillote peut venir renforcer l’efficacité de la synergie.

En cas de fatigue intense, l’épinette noire (Picea Mariana) est un choix tout indiqué. On peut l’utiliser en friction sur les surrénales. Pour cela, mettre 3 gouttes dans une cuillère à café d’huile de support (noyaux d’abricots, amande douce par exemple), et masser les surrénales
pendant quelques minutes. Terminer en respirant vos mains après le massage avant d’aller vous les laver soigneusement.

Les élixirs floraux

Au-delà des douleurs physiques qu’elle engendre, l’endométriose peut également avoir un réel impact psychique. A ce titre, l’utilisation des élixirs floraux pour gérer les émotions est un soutien supplémentaire.

  • IMPATIENTE N°22

Le manque de patience et l’irritabilité sont des émotions qui se manifestent souvent sous l’effet de la douleur ou du cycle menstruel. Cet élixir vous permettra d’être plus patiente et moins irritable avec votre entourage.

  • POMMIER SAUVAGE N°33

L’endométriose peut vous donner (à tort) une mauvaise image de vous. Vous pouvez alors vous sentir moins désirable ou mal dans votre peau. Crab Apple est alors idéal pour faire la paix avec vous -même et vous accepter telle que vous êtes.

  • MOUTARDE N°27

L’endométriose, de par toutes ses manifestations et la fatigue chronique qu’elle engendre, peut causer un syndrome dépressif. Mustard est une fleur qui ramène le soleil et beaucoup de positivité dans votre vie.

  • OLIVE N°29

Cet élixir est indiqué chez les femmes épuisées, autant physiquement que psychiquement.

Posologie recommandée :

La posologie usuelle adulte pour un élixir pur sera de 2 gouttes, 4 à 6 fois par jour, et pour un mélange (7 élixirs maximum) : 4 gouttes, 4 à 6 fois par jour.
Les élixirs floraux présentent l’avantage de n’avoir aucune contre-indications et d’être compatible avec toutes formes de traitements médicamenteux.


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ATTENTION !! Les conseils donnés par la naturopathe Céline Hovette ne remplacent en aucun cas une consultation chez un médecin ou un professionnel de santé. Si vous prenez des médicaments, ne stoppez pas leur prise ou ne les remplacez pas sur la base des informations ou des recommandations contenues dans cette article, sans avoir au préalable consulté votre médecin traitant. ladrôme laboratoire et la naturopathe Carole Prost ne peuvent en aucun cas être tenus pour responsable en cas de conséquences négatives qui pourraient survenir suite à la prise en compte et à l’application de décisions basées sur la lecture des informations issues de cet article.


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