marronnier d'inde dans sa coque
marronnier d'inde dans sa coque

Marronnier d’Inde


Fiche botanique du marronnier d’Inde

Nom latin : Aesculus hippocastanum

Origine : Asie Mineure

Famille botanique : Hippocastanaceae

Le marronnier d’Inde est un bel arbre à feuilles caduques, aujourd’hui naturalisé dans toute l’Europe. Il peut atteindre 25 m de haut et porte des grandes feuilles, opposées, composées-palmées avec 5 à 9 folioles longuement pétiolées, obovales, acuminées, inégalement dentées, vertes et sans stipules. Ses fleurs sont irrégulières, blanches, tachées de rouge et de jaune, en thyrses terminaux, dressés. Le fruit est une grosse capsule épineuse et verte renfermant une ou deux graines, brunes et luisantes, les marrons d’Inde.

Les bienfaits du marronnier d’Inde

Les propriétés médicinales du marronnier d’Inde ont été découvertes dès 1720. Son écorce était utilisée comme fébrifuge (contre la fièvre) à la place du quinquina, puis fut utilisée en médecine populaire comme astringent dans les cas de diarrhées et d’hémorragies. En usage externe local, l’écorce était aussi utilisée comme antiseptique sur les plaies et les ulcères de la peau et des muqueuses. L’extrait des fleurs et des feuilles servait à soulager la goutte, les rhumatismes et la coqueluche.

Le marronnier d’Inde est par ailleurs inscrit sur la liste A des plantes médicinales de la pharmacopée française (11e édition) et y fait l’objet de cinq monographies, le marron (graine) étant la principale partie de la plante utilisée. Les indications sont validées par  l’Agence du médicament (France), la Commission E (Allemagne), ou encore l’Agence européenne du médicament.

Le saviez-vous ?

Il est parfois appelé châtaignier de mer, marronnier faux-châtaignier ou châtaignier des chevaux. Il est souvent confondu avec le châtaignier commun (Castanea sativa), qui produit la véritable châtaigne comestible.


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> Chronique « Raconte-moi une plante », de la pharmacienne herboriste Laurence Lebrun sur le marronnier d’Inde