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Raconte-moi le marronnier d’Inde !

 « Raconte-moi une plante » est une chronique mensuelle, rédigée par Laurence Lebrun, pour tous ceux qui souhaitent découvrir l’aromathérapie au fil des saisons.


Laurence Lebrun pastille 2

A propos de l’auteure : Docteur en Pharmacie, éthnobotaniste et herboriste depuis plus de 30 ans, Laurence Lebrun s’est toujours passionnée pour les plantes médicinales et a voyagé à travers les cinq continents pour s’intéresser tout particulièrement aux savoirs traditionnels des plantes médicinales et aromatiques. A son retour en France en 2011, Laurence s’est installée dans le Diois pour revenir à ses premières passions et découvertes aromatiques : l’aromathérapie. 


Quelle est cette plante appelée marronnier d’Inde ?

Connaissez-vous ce bel arbre que l’on retrouve souvent dans les cours d’écoles ? Vous avez peut-être deviné, je veux bien sûr parler du marronnier d’Inde, alors partons à sa découverte .

Que dit-on du marronnier d’Inde ?

Un peu de botanique

Le marronnier commun, marronnier d’Inde ou marronnier blanc (Aesculus hippocastanum L.) est un arbre de la famille des hippocastanaceae.

Il est parfois appelé châtaignier de mer, marronnier faux-châtaignier ou châtaignier des chevaux. Il est souvent confondu avec le châtaignier commun (Castanea sativa), qui produit la véritable châtaigne comestible.

Son nom d’espèce, hippocastanum, provient du grec hippos « cheval » et kastania « châtaigne ».

Le marronnier d’Inde est un bel arbre à feuilles caduques, aujourd’hui naturalisé dans toute l’Europe. Il peut atteindre 25 m de haut et porte des grandes feuilles, opposées, composées-palmées avec 5 à 9 folioles longuement pétiolées, obovales, acuminées, inégalement dentées, vertes et sans stipule. Ses fleurs sont irrégulières, blanches, tachées de rouge et de jaune.

Le fruit est une grosse capsule épineuse et verte renfermant une ou deux graines, brunes et luisantes : les marrons d’Inde.

Un peu d’histoire !

Le marronnier n’est pas originaire d’Inde comme son nom commun pourrait le faire croire ! A l’époque des grandes découvertes botaniques, on avait tendance à penser que tout ce qui arrivait en Europe par les bateaux de la Compagnie des Indes, était originaire d’Inde. En fait, il est originaire des Balkans et fut introduit à Constantinople en 1557. Il aurait été introduit en Europe en 1576 par le botaniste flamand Charles de l’Ecluse, alors médecin de la cour et responsable du jardin impérial à Vienne. Ce bel arbre serait devenu citadin en sillonnant les avenues de Paris dès 1615.

Aujourd’hui, il est devenu l’un des arbres les plus plantés dans les villes, les parcs et les jardins.

En quoi le marronnier d’Inde peut-il nous être utile ?!

En herboristerie traditionnelle

Les propriétés médicinales du marronnier d’Inde ont été découvertes dès 1720.

Son écorce était utilisée comme fébrifuge (contre la fièvre) à la place du quinquina, puis fut utilisée en médecine populaire comme astringent dans les cas de diarrhées et d’hémorragies.

En usage externe local, l’écorce était aussi utilisée comme antiseptique sur les plaies et les ulcères de la peau et des muqueuses.

L’extrait des fleurs et des feuilles servait à soulager la goutte, les rhumatismes et la coqueluche.

Le marronnier d’Inde n’a pas qu’un usage thérapeutique.

Malgré leur toxicité à forte dose, les fruits (marrons d’Inde) ont été utilisés comme alimentation du bétail, notamment par les Turcs pour traiter les problèmes respiratoires des chevaux. Ils ont également servi dans les lessives ou savons traditionnels car ils contiennent des substances actives naturelles qui ont la faculté de mousser.

Le bois fut employé en ébénisterie et l’écorce en tannerie et teinturerie.

De nombreuses études normalisées en fonction de l’aescine démontrent les effets thérapeutiques anciennement connus (anti-œdémateux, anti-inflammatoire, veinotonique). D’autres activités thérapeutiques ont été démontrées in vitro, in vivo ou lors d’études cliniques : anticancéreux, anti-radicalaire, traitement de l’infertilité par varicocèle ou des troubles de perfusion de l’oreille interne ainsi qu’en cosmétique.

Le marronnier d’Inde est par ailleurs inscrit sur la liste A des plantes médicinales de la pharmacopée française (11e édition) et y fait l’objet de cinq monographies, le marron (graine) étant la principale partie de la plante utilisée. Les indications sont validées par l’Agence du médicament (France), la Commission E (Allemagne), ou encore l’Agence européenne du médicament.

Comment utiliser le marronnier d’Inde ?

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En extraits de plantes fraîches

Par voie orale pour soutenir la circulation et en cas de sensation de jambes lourdes. En  cure de 21 Jours, 20 à 25 gouttes diluées dans de l’eau, 3 fois par jour. A renouveler au besoin.

Vous pouvez également alterner ou compléter avec extrait de plantes fraîches de vigne rouge ou d’hamamélis (même posologie). Bien respecter les conseils d’utilisation et précautions d’emploi pour chaque extrait.

En élixirs floraux

Les bourgeons et les fleurs du marronnier se trouvent au cœur des élixirs des fleurs de Bach.

Vous pourrez les retrouver sous 3 formes :

  1. L’élixir floral de marronnier blanc pour favoriser le retour d’un état d’esprit équilibré. Émotions négatives ressenties : pensées obsédantes.
  2. L’élixir floral de bourgeon de marronnier pour favoriser un bon apprentissage de la vie. On apprend de notre passé pour ne plus renouveler les mêmes erreurs dans le futur. Émotions négatives ressenties : erreurs répétées.
  3. L’élixir floral de marronnier rouge pour aider à  développer la capacité à  se contrôler et à guider ses proches d’une manière positive. Émotions négatives ressenties : souci excessif envers autrui.

Petite précision botanique, le marronnier rouge ou à fleurs rouge (Aesculus x carnea) est un hybride entre Aesculus hippocastanum et Aesculus pavia .

Le mode d’emploi pour les élixirs floraux est de 3 gouttes sous la langue, ou diluées dans de l’eau, 4 fois par jour, dont le matin à jeun et le soir au coucher.

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> Roll’on apaisant pour jambes lourdes  <

En complément d’une cure d’extrait de plantes fraîches de marronnier et pour soulager localement les jambes lourdes voici la recette d’un roll’on toujours facile à emporter avec soi !

Mélangez dans un flacon roll’on de 10ml :

  • 9 gouttes d’huile essentielle de lentisque pistachier ou cèdre de l’Atlas si vous n’aimait pas l’odeur forte du lentisque pistachier);
  • 15 gouttes d’huile essentielle de cyprès toujours vert;
  • 6 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée;
  • 3 ml d’huile végétale de calophylle;
  • Compléter avec de l’huile végétale de macadamia;

Appliquer sur vos jambes aux endroits problématiques en massant légèrement les endroits concernés.

Il est conseillé de toujours faire un test sur la peau pour vérifier votre tolérance au produit et de respecter les précautions d’emploi pour chaque huile essentielle. Préparation non recommandée pour les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes.

Retrouvez d’autres conseils de Laurence directement sur son site www.conseilsphytoaroma.com


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juillet 23, 2020

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